bRUINE

by NILS

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about

Tendres frérots et soeurettes,
C'est la première fois que je donne forme à mon rap pour vous le présenter,
en creusant dans les oeuvres des beatmakers-artistes que j'admire tant, j'ai sélectionné six instrus un peu flottantes qui m'évoquent la suspension, le minuscule et l'espace.

I ☂ YOUS

All tracks recorded & mixed by Séverin Persouyre (HorusProd)
Lyrics & artwork by Nils

Musiques :
1. On 17th Floor by Fiji taken from Grey-Purple EP (Electronica,2010)
2. Cool Down (Instrumental) by Jazz Liberatorz taken from Clin D'Oeil (Kif Recordings,2009)
3. Knots by fLako taken from The Mesektet (Project: Mooncircle,2011)
4. Flying Officer by Skalpel taken from Konfusion (Ninja Tune,2005)
5. Up by Ju-Ar taken from Trifid (Morgen Noi Collective,2014)
6. Ram Nam Satya Hai by Dr. Quandary taken from Quanny Sitar (World Around Records,2007)

credits

released March 22, 2014

MERCI
///////
Il a mérité un gros câlin : Horus aka FatP mon gars très très sûr
///////////
Vous m'avez relevé plus d'une fois, ma musique vous est dédiée : +BalthazarLeCams/Mika3000/Malicette/McPompidou/Nilya
/////////////////
Grâce à vous, merci :
+Mémène/Fania/Falco/OPai/MammaMia/Lasticot/Miloszku/PtiteAlice/
Manon/Dibou/Tildma/Diss/Damo/LuckyBird/Dianartemiss/Tindaïe/
Bonneau/Raulzy/FloFlou/ManuBro/Massardinho

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NILS Paris, France

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Track Name: Yeux fermés
Salut c'est nous les indolents, les odorants, le chaînon manquant entre la machine et l'orang-outang,
types statiques enragés, engagés sur le canapé, yeux fermés et poings qui piquent sous un ciel apeuré.
On est 306 nigauds qui le voudraient indigo - micro espoir, attirés par l'ampoule même si c'est elle qui fait le noir.
Rien à cirer de tes crocs acérés, t'es toujours enlacé par ces maudits colliers.
Il n'y a qu'un faux-pas entre joaillier et geôlier, combien trouve le "i" pour passer de "voiler" à "voilier" ?
On a pour toujours une dent cariée mais aussi tous un jour une chance à marier.

Plier, compter, compiler... J'ai cru un jour y échapper mais tout revient à empiler, plier, compter et compiler.

En manque de détente mentale on se rassemble autour d'un sbar et d'un code postale.
Clans immortalisés, vie de clivages et de rivalités, loin le rivage de la moralité.
Tue pour une couleur, meurs pour un costume. Déclaration de pitre : "J'ai peur, même à titre posthume".
Gosse hume émanations de "J'bute pour ma nation", qui amassera le plus de tours en cour de ségrégation ?
Vibrations de cale-basses étouffées par crânes cassés, crasse à peine cachée, pardon et grâce cadenassés.
Veille sur tes convictions eux dorment sur leurs deux oreilles au-dessus de piles d'oseille matelassées.

Plier, compter, compiler... J'ai cru un jour y échapper mais tout revient à empiler, plier, compter et compiler.

J'vois ces cons plier, compter et compiler leurs sous. Y'a pas de bons billets demande aux mineurs de l'or fou.
Une monnaie deux destinées : graille ou être graille.
Gobe tes sous de provenance sanglante puis serre les dents pour passer le goût.
On paye avec du biff, le ralice lui-même à un coût. Un jour il t'émancipe l'autre te fouette sans slip à genoux.
J'connais les chefs de navire, l'équipage est où?
J'connais les chefs de navire, l'équipage est exploité,
assuré de rien, à suer pour tout, assumer nulle part.
Pas de frontières pour le gent-ar non, c'est contre nos frères qu'on érige des remparts,
si on cherche à les franchir ce n'est pourtant pas pour être blanchis.
Lors d'un départ, fond et forme déliés,
séparé de son fiston l'effet est pire qu'une voiture bélier.
Les grillons se sont enfuis, reste une voix au fond d'un verre,
cassée, minuscule et résignée juste assez forte pour grésiller.
Track Name: L'orage gronde
L'orage gronde et sonde des histoires, histoires vieilles comme les tombes. Gars prends-garde à ton dos !
Oups, trop tard...

Au départ il se ravise puis voit que tu fais ta ive, l'envie le fait pâlir il te trahit. Ingrat ! Les gars calomnient, les femmes "infamient" et les canidés contrecarrent tes vues sur le Paradis.
Les médisants se dressent même si la confiance te berce, tu te dis que ça ira mais ça ira plus loin la prochaine fois.
T'as un secret, garde-le ou sors le pieu,
Y'a pas de morts-vivants, dis-moi qui de tes potes peut être muet comme des ossements ?
Ils t'expriment leur désolement par de légers bafouillis, cafouillis, clapotis de "c'est pas moi, c'est lui !".
Bah oui, d'abord t'assures pas puis t'assume pas et tu me diras que t'as "juste pas".

L'orage gronde et sonde des histoires, histoires vieilles comme les tombes. Gars prends-garde à ton dos !
Oups, trop tard...

Crois-moi, il faut être fort et peu fier pour devenir millionnaire en ragots au point d'en faire son credo.
"Tiens, et si je trouvais un dos à casser pour me passer les nerfs".
Si on se met à devoir même classer les frères, tester leur servitude, filer des thunes à d'autres,
Contes de filatures histoire d'être sûr qu'aucun apôtre ne se livre en faux ami au piranhas de la pyramide voisine.
N'imagine pas d'endroits hors du brouhaha,
Un oiseau migra et te dira ce que t'as fait y'a dix piges, toi, solo dans le Sahara.
Tu veux croquer la vie alors n'oublie pas, quelque soit le côté que tu convoites constate que l'autre est pourri.
Technique facile : couper l'arbre moisi à la racine, mais la main frémit et tremble quand il s'agit d'une vieille branche.
Certains se nourrissent de mes faits, ouais, je crois que médire leur fait de l'effet.

L'orage gronde et sonde des histoires, histoires vieilles comme les tombes. Gars prends-garde à ton dos !
Oups, trop tard...
Track Name: Le respect
Le respect se tait quand la violence jouit, sincérité trésor perdu ou tout du moins bien enfoui,
Cherche, vas-y !

D'où viennent ces serpents sifflant sur nos têtes? cet ouragan qui souffle l'outrageant sur nos temps et nos terres? Qui sont ces pères peu vertueux qui nous ont pervertis?
Avertis, les cieux nous avaient en tournant au gris, étouffant les cris du tonnerre d'un Jupiter aigri.
Cupide est l'air ici, l'homme s'essaie au génocide au ralenti.
Les talents vivent mal, même le manant en rit.
L’État ravive le diable et le verdit, pour mieux le pis, pour mieux le dissimuler. C'est plus le pétard non c'est le dollar qu'on aime à voir nous disséminer.
Allez, riez,
Aujourd'hui la vie et la joie, l'envie et l'émoi ne sont même plus des visées, simplement des denrées procurées par cartes et visas. Peu préoccupés sont ceux qui vivent pour la devise.

Le respect se tait quand la violence jouit, sincérité trésor perdu ou tout du moins bien enfoui,
Cherche, vas-y !

Oppresseurs, oppressés, quelle est la limite quand fêlures et séquelles s'égrainent et te rendent visite.
Le respect force les cages d'acier, la haine brise les cages thoraciques et leur Église te baratine. Elle veut te voir croquer dans son pain rassi, leur paradis te plombe, te parasite.
Le bras résiste mais sans la fronde il reste chétif.
Ces grands chérifs nous épient attendant le cadavre sanglant d'un semblant de victime.
L'assemblée condamne, fulmine, jamais ne pardonne, l'amnésie se rend possible que si t'as le monopole.
Époque formidable : une fourmi double l'autre, entre poudrière et fourmilière il n'y a qu'un train qui saute, il n'y a qu'un ecchymose, qu'un vrai qui fausse.
Mon frère, y'a pas de chemin qui sauve, fraude qui peut ! Pour les autres c'est murs crasseux, rêve cassé qui pleure plus gosses en sueur.

Cherche le respect, vas-y !
Track Name: Postiche
- Tu m'diras que les ients-cli savent ce qu'ils t'achètent,
Ah bon, leur dévoile-tu l'taux de T.H.C de tes barrettes ?
Arrête, c'est clair que t'es pas net.
T'assumes même pas l'affaire, tu dis ne faire que dépanner.
Je suis pas né du dernier cul de sa grand-mère,
deniers, écus ou dollars, tu gagnes des thunes à quand faire.
D'ailleurs, à cette heure combien de receleurs entre les plantations et tes petits plans d'actions ?
Combien de gens ont succombé à la tentation?

- J'ai une idée, et si nous vendions du shit en grand ici ?
Ma plus grande ambition, que le biff s'enjambe.
Je suis sans conviction et leurs discours paraissent vraiment mignons,
venez dans ma cour là où sa passe vraiment à l'action !
Non, non, sans que personne ne réalise du teush en tonnes me fait la bise,
quand d'autres font leur bagages moi et mes potes on dévalise.
En bas de la hiérarchie, état de léthargie,
on gagne ou on perd en tonnes,
l'odeur de l'automne résume ma ive.

- Vrai faux-héros

- Ces gars s'croient fortiches parce qu'ils se dégomment pour des postiches.
Demande à ce pauvre type qui est tombé, fallait pas glisser sur une peau de spliff !
A l'arrivée qui sont les fautifs ? Y a-t-il un même un motif ?
Pff... tout le monde s'en fiche.

- Il est comme son brelik, n'a rien d'authentique, a même des faux tiffes.
C'est tragicomique en dehors du comico sa vie est réduite au néant, à zéro.
Qui il est vraiment, personne ne le sait même pas sa maman.
Qui il est vraiment, pas même les keufs le savent,
Bel exemple pour les enfants car il roule en yenne-ca,
propre sur lui, manie du fric sale,
fait son taff, certains soirs ça part en freestyle.
Il a mis la banane à douze mecs, se taille à Bristol.
Dans le tiek, les vieux briscards jouent encore à la biscotte.
Depuis ce temps qu'il saigne les mioches avec son crack et sa cocaïne,
qui pour enseigner que le crime n'est pas une héroïne ?

- Vrai faux-héros

- Les faux héros pillent l'avenir des petits comme des crados

- Trop d'rapeurs rêvent de voir leurs sœurs sucer contre leur gré, sont prêts à balancer insanités contre du blé.
De sales idées en sons aseptisés, ils font saliver ces petits cons qui ont trop tisé.
A l'arrivée du premier boule - "Putain ! Mais qui c'est ?",
Le cerveau dévissé, le caveau délaissé se transforme en cadre de sévices et de séquelles.
M.C qui crache sur les pédosexuels, comment peux-tu prôner le cul à douze sur une zelle ?

- Les faux héros pillent l'avenir des petits comme des crados

- Trop de dégâts, y'a trop de dégâts...
Track Name: Parmi nos mille frères
On se perd parmi nos mille frères, on se perd...

On se perd parmi nos mille Frères et se permet d'imaginer un Saint-Père, serait-il si simple de croire en son égal ?
Qui dit "égal" dit "bancal" dit "entre deux morts sied le congé vital". L'homme a son quart d'heure de con syndical, bacille de l'horreur congénitale, il vacille vers la peur en un clin d’œil.
Bravoure et honneur en déclin, deuils sans éclats, cent duels éclatent à la seconde où ils t'épatent des missiles en vrac se téléportent et des milices en hordes font sauter les portes,
Portes du respect, invoquant des ordres célestes....
Oh Dieu que c'est laid !

On se perd parmi nos mille frères, on se perd...

Le hip-hop vient faire...
Éruption dans ce monde de vacataires, l'onde débarque à terre. Une bombe retardataire arrose la poésie entre "bohémie", do, ré, mi, beau et mi-hérésie.
Murés ici, comment veux-tu que tes gosses murissent là où les keufs pourris se nourrissent et où les quelques sourires flétrissent au premier : "T'as pas 15 centimes?".
Sérieux, dans ce pays c'est pas assez dit : seuls les gros "escroqueurs" s'en tirent. Cela va sans dire qu'il y a peu de gens sages dans ce monde d'argent sale, de cent songes descendus, de "mentires" et de vendus.
Ils démolissent ta paix la remplacent par des trêves, dératisent ta plaine pour nourrir leur rêve d'usines, pas d'usine à rêves. J'hallucine, arrête...

On se perd parmi nos mille frères, on se perd...

Y' a plus d'échanges sociétaires seulement monétaires.
Mate dans quel état crade est ton monde :
Terrien immonde appelle Hong-Kong depuis Angleterre mais comme par enchantement le signal se perd lorsqu' appelle sa mère-grand. Ça y est j'suis ti-par...
Dis-toi : "Est-ce moi qui déjante ou ce monde qui change ses pneus et ses jantes avant même de manger puis aller mendier des miettes de songes durs ?".
Violent est ce qui suit, à placer entre cri, écriture et déchirement - sache que les coupures sont le premier des dangers et finalement est-ce toi ou l'argent qui y perd au change frère?
Track Name: James
Et si la Terre n'était pas ronde, et si James n'était pas Bond.

Et si la Terre n'était pas ronde, et si James n'étais pas Bond, et si on se rendait compte que notre vision du monde se heurte aux contradictions qui grondent, aux contraventions qui plombent,
Si l'Univers est vraiment fait de matière comment expliquer la pression qui se génère dans l'atmosphère,
Quand le "nous" devient "je" et que le "moi" prospère,
Quant à nous le "je" devient "et moi" quand l'égo se perd,
Comment s'effacer et se démarquer comme au Gospel,
Pour dépasser les apparences, l'humilité nous fait carence,
Et l'on finit invariablement par s'élever au rang de Croyez-Moi-Tous, au rang de Tout-Puissant.

Et si la Terre n'était pas ronde, et si James n'était pas Bond ?

Orient, Occident... Pfff... Que du vent quand la couleur des lames s'assortit aux brûlures de larmes.
L'homme ne fait plus l'unanimité, a confondu charité avec humanité et bien qu'il ne fasse plus de pas de côté, il a tout le temps de compter un à un ses grains de beauté.
Il s'est perdu. Plaies, cicatrices et putain de points de côté.
Entre joli brin de fiel et grain de folie, de ce pourri coin de ciel je ne vois que le crachat gris.
L'espoir se lit ne s'écrie plus tant l'histoire se brise dans luttes et écritures.
L'instinct se réveille, le fric sévit, les vrais se révèlent quand les thunes s'en vont.
Et on bouche la gouttière, oui, détruit tout pour faire des cache-misères avec des détritus.

Et si la Terre n'était pas ronde, et si James n'était pas Bond,
Et si on se rendait compte que notre vision du monde se heurte aux contradictions qui grondent.